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1. Introduction

La progression rapide des connaissances médicale et scientifique et la question de leur application à l’homme génère une réflexion éthique de plus en plus importante. Du début de la vie (qui peut ne plus être « naturelle ») jusqu’à sa fin, les questions éthiques sous-tendent la pratique médicale. Les médecins sont doublement concernés par l’éthique car ils participent activement au progrès des connaissances médicales (par la recherche biomédicale) et ils sont en contact quotidien avec les malades qui leurs demandent toujours des réponses et des conseils immédiats.

Définition

Le mot éthique vient étymologiquement du grec « ETHOS » qui signifie manière d’être et de se comporter selon les mœurs. Ce qui en latin se dit Mos (Moris au pluriel) qui a donné en français « Morale ». Si étymologiquement les termes d’éthique et de morale sont très proches, dans la langue actuelle l’éthique répond plus à la question : « que faire (bien ou mal) ? » et la morale à « comment faire (bien ou mal) ? ». L’éthique peut donc être envisagée comme la science de la morale.

On peut envisager une « éthique appliquée » pour chaque domaine de l’activité humaine, et donc une « éthique médicale ». Celle-ci est étroitement liée à la bioéthique (éthique biomédicale), sans toutefois lui être identique. Alors que l’éthique médicale s’intéresse principalement aux problèmes soulevés par l’exercice de la médecine, la bioéthique est un vaste sujet qui concerne les questions morales liées au développement des sciences biologiques de manière plus générale (il s’agit de fait plus de « morale ») dans la société.

Les grands principes de l’éthique médicale

La bienfaisance et la non malfaisance : le premier principe de la médecine est de faire tout pour le bien du malade sans lui nuire. Ce qui sous entend un respect de proportionnalité entre les traitements proposés et le résultat que l’on en espère en fonction de l’état du patient. L’autonomie : Le patient est le seul (à condition d’être en parfaite lucidité) à pouvoir donner son avis et son accord au traitement qui lui sont proposés et expliqués. La justice : tous les patients doivent être traité avec la même attention et le même respect. On peut enfin y rajouter la compétence et le maintien de cette compétence de la part du médecin.

Item n°8: Ethique médicale

sides/ref/anesthrea/item_8/introduction.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)