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Item 088 (Imagerie) - Pathologie des glandes salivaires

 Item 88 - UE 04 - Pathologie des glandes salivaires

  • Diagnostiquer une pathologie infectieuse, lithiasique, immunologique et tumorale des glandes salivaires.

Pathologie tumorale

L'adénome pléomorphe est une tumeur bénigne qui représente 80 % des tumeurs de la parotide.

Anciennement dénommée tumeur mixte du fait de ses composantes épithéliales, myo-épithéliales et mésenchymateuses, cette tumeur bénigne est entourée d'une pseudo-capsule.

Elle présente un risque de récidive si l'ablation n'est pas complète. Elle peut exceptionnellement se transformer en tumeur maligne.

Stratégie d'exploration en imagerie

L'IRM de parotides est systématique devant toute suspicion clinique de tumeur de la glande parotide. Le but est de distinguer une tumeur bénigne d'une tumeur maligne et, en cas de tumeur bénigne, d'essayer de préciser le type de la lésion.

Elle permettra de déterminer :

  • la localisation de la tumeur : lobe superficiel et/ou profond ;
  • la position par rapport aux vaisseaux intraparotidiens ;
  • le caractère bien ou mal limité ;
  • l'infiltration de la graisse adjacente ou des espaces adjacents ;
  • l'aspect pluriloculé ou non ;
  • la présence d'adénopathies cervicales (?).

Sémiologie

Les caractéristiques en faveur d'une tumeur maligne sont :

  • un aspect mal limité ;
  • une infiltration de la graisse ou des espaces adjacents ;
  • une infiltration périnerveuse ;
  • des adénopathies associées.

Les caractéristiques en faveur d'une tumeur bénigne sont :

  • un aspect bien limité ;
  • un hypersignal T2 ;
  • une absence d'infiltration de la graisse ou des espaces adjacents ;
  • une absence d'adénopathie cervicale.

L'adénome pléomorphe est la tumeur bénigne la plus fréquente (80 % des tumeurs bénignes de la parotide) ; son aspect IRM est le plus souvent caractéristique avec un aspect bien limité, plurilobulé, en hypersignal T2 franc, se rehaussant progressivement (fig. 1).


Fig. 1 {{wiki:Picture 1 Adénome pléomorphe typique.

Coupe coronale (A) et axiale (B) en T2 montrant une tumeur bien limitée, pluriloculée, en hypersignal T2 franc du lobe superficiel de la parotide droite (flèche). En T1, après injection de gadolinium (C), on note une prise de contraste franche (flèche).


Pathologie lithiasique de la glande sous-mandibulaire

Le but de l'imagerie est de rechercher et de localiser le ou les calculs.

Les radiographies standard sont de moins en moins utilisées en 1re intention (clichés occlusaux, de profil centré sur la région sous-mandibulaire, ± panoramique dentaire).

L'échographie est de plus en plus souvent utilisée seule ; elle permet l'analyse complète du canal de Wharton mais également du parenchyme glandulaire précisant la localisation du calcul, même radiotransparent.

La sialographie n'est plus indiquée dans ce contexte.

Pathologie infectieuse ou inflammatoire

Stratégie d'exploration en imagerie

  • Parotidites aiguës : l'imagerie n'est pas indiquée en 1re intention sauf si une complication est suspectée (abcédation, cellulite faciale).
  • Parotidites inflammatoires chroniques : dans les formes immunologiques (syndrome de Gougerot-Sjögren ou sarcoïdose), une IRM des parotides pourra être demandée avec séquence de sialo-IRM pour faire l'analyse des canaux salivaires et du parenchyme glandulaire.

Sémiologie

L'aspect typique en cas de syndrome de Gougerot-Sjögren est la présence de dilatations kystiques ou microkystiques appendues aux canaux salivaires sur la séquence de sialo-IRM.

sides/ref-trans/imagerie/item_088/start.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)