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Item 125 (Imagerie) - Arthrose

Item 125 - UE 05 - Arthrose

  • Diagnostiquer les principales localisations de l'arthrose.
  • Argumenter l'attitude thérapeutique, planifier le suivi et apprendre au patient à gérer les différentes composantes, notamment antalgiques, de son traitement (traitement médicamenteux et non médicamenteux).

Généralités

L'arthrose est une atteinte articulaire dégénérative avec une usure prématurée du cartilage articulaire. Cette détérioration du cartilage est souvent primitive mais elle peut être secondaire à un vice architectural ou à toute pathologie affectant la surface articulaire (traumatisme, microcristaux, etc.).

L'arthrose peut potentiellement toucher toutes les articulations mais les articulations portantes (colonne vertébrale, hanche, genou) et les mains sont préférentiellement atteintes.

Stratégie d'exploration en imagerie

Le but de l'imagerie est de confirmer le diagnostic clinique d'arthrose et de rechercher, au squelette axial, le retentissement neurologique.

L'examen de référence est la radiographie standard, quelle que soit l'articulation concernée.

À la colonne vertébrale, le retentissement des atteintes dégénératives sur les racines nerveuses et/ou le cordon médullaire est exploré par scanner ou IRM.

Le pincement articulaire apparaît relativement tardivement sur les radiographies standard alors que les lésions cartilagineuses sont déjà avancées. La recherche de lésions cartilagineuses non visibles en radiographie nécessite la réalisation d'un examen avec injection intra-articulaire de produit de contraste (arthroscanner) ou une IRM.

Sémiologie

L'examen de référence est la radiographie standard qui montre quelle que soit l'articulation concernée (fig.1 à 3) :

  • un pincement focal de l'interligne (en zone de contrainte mécanique maximale) ;
  • une condensation de l'os sous-chondral (en zone de contrainte mécanique maximale) ;
  • des géodes sous-chondrales (en zone de contrainte mécanique maximale) ;
  • des ostéophytes.

Fig.1.Arthrose des articulations interphalangiennes discales.

Radiographie de face montrant les pincements articulaires (flèches) avec ostéophytes (« aspect en mouette ») et géodes sous-chondrales.


L'arthroscanner ou l'IRM sont parfois indiqués au squelette périphérique à visée préopératoire ou en cas de discordance radioclinique.

Le scanner ou l'IRM sont indiqués au niveau du squelette axial en cas de troubles neurologiques associés.

La scintigraphie (demandée après avis spécialisé) permet un examen exhaustif du squelette en recherchant les sites le plus souvent touchés (articulations porteuses, rachis). L'imagerie hybride (TEMP-TDM) permet de confirmer le caractère évolutif des lésions retrouvées en radiographie standard (fig.4).


Fig.2.Coxarthrose gauche.

Radiographie de face de la hanche montrant le pincement articulaire supérieur avec des ostéophytes (flèche blanche), des géodes sous-chondrales (tête de flèche) et une sclérose sous-chondrale (flèche noire).


Fig.3.Discarthrose lombaire.

Radiographie de profil de la colonne vertébrale lombaire montrant des pincements discaux multiples avec ostéophytes antérieurs (flèches).


Fig.4.Coxarthrose bilatérale avec prédominance des douleurs à droite.

Scintigraphie osseuse TEMP-TDM (coupe coronale centrée sur le bassin) montrant une hyperfixation en regard de la hanche droite douloureuse.


Formes particulières

L'arthrose siège le plus souvent aux articulations interphalangiennes distales (IPD), à l'articulation trapézométacarpienne du pouce (rhizarthrose) et plus rarement aux articulations interphalangiennes proximales (IPP) (voir fig.1).

Au niveau de la colonne cervicale, l'arthrose cervicale (cervicarthrose) associe une arthrose discovertébrale (discarthrose), des articulations latérales (arthrose zygapophysaire) et des uncus (uncarthrose). Elle prédomine sur les disques inférieurs : C5-C6 et C6-C7. L'arthrose cervicale peut, à un stade évolué, être responsable d'un rétrécissement de la taille du canal vertébral, entraînant une souffrance chronique de la moelle épinière responsable de signes neurologiques (myélopathie cervicarthrosique). Les ostéophytes peuvent également faire saillie dans le foramen intervertébral (ou canal de conjugaison) et comprimer les racines rachidiennes cervicales, entraînant une névralgie cervicobrachiale.

À la colonne lombaire, les remaniements dégénératifs, notamment les ostéophytes postérieurs et l'affaissement du disque intervertébral (discarthrose), peuvent entraîner des compressions radiculaires (voir fig.3).

À la hanche, les radiographies recherchent des facteurs prédisposants, c'est-à-dire des vices architecturaux comme une dysplasie ou subluxation congénitale (30 % des cas), une protrusion acétabulaire, un caput varum, une coxa vara, valga ou retrosa ou des séquelles post-traumatiques. Le pincement articulaire est le plus souvent supéro-latéral (zone de contrainte maximale) (voir fig.2). Certaines incidences complémentaires (faux profil de Lequesne par exemple) permettent d'explorer les différentes parties de l'interligne.

sides/ref-trans/imagerie/item_125/start.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)