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Item 216 (Imagerie) - Adénopathie cervicale superficielle de l'adulte et de l'enfant

Item 216 - UE 07 - Adénopathie superficielle de l'adulte et de l'enfant


Généralités

Une adénopathie correspond à l'hypertrophie pathologique d'un ganglion lymphatique.

Les adénopathies cervicales superficielles sont classées par territoires : jugulocarotidien, spinal, sous-mandibulaire, sus-claviculaire.

Adénopathies cervicales persistantes de l'adulte

Stratégie d'exploration en imagerie

La présence d'une ou plusieurs adénopathies cervicales persistantes non expliquées de l'adulte doit conduire à une imagerie : l'échographie cervicale est souvent réalisée en 1re intention, mais le scanner cervical avec injection de produit de contraste iodé est l'examen de référence.

Une ponction cytologique à l'aiguille fine, parfois guidée par échographie, sera fréquemment pratiquée, avec étalement sur lame permettant une analyse cytologique plus ou moins bactériologique. En cas de métastases ganglionnaires cervicales sans primitif connu, un bilan d'imagerie complet sera réalisé

Le scanner associera systématiquement une acquisition sur le thorax lors du même examen (scanner cervicothoracique) à la recherche d'adénopathies médiastinales ou de lésions pulmonaires dans le contexte d'intoxication alcoolotabagique.

Si la tumeur primitive n'est pas retrouvée :

une IRM est réalisée pour analyser l'oropharynx et le cavum ;

une TEP-TDM au FDG réalisée pour la recherche de localisation de la tumeur primitive (lésion primitive retrouvée dans environ 30 % des cas) (fig .1).


Fig .1 Images TEP-FDG (1) et TEP-FDG fusionnées à la TDM (2) en coupes axiales montrant une asymétrie de fixation en regard de l'oropharynx (SUVmax = 4,6 versus 2,3) dans un contexte d'adénopathie métastatique sous-digastrique gauche sans porte d'entrée (flèche bleue) ayant permis de révéler un carcinome épidermoïde de l'amygdale gauche après biopsie ciblée.


Sémiologie

L'imagerie permet d'effectuer le bilan suivant :

  • la localisation exacte (classification par groupe de I à VI) ;
  • les rapports avec les vaisseaux : refoulement ou thrombose de la veine jugulaire interne, rapport avec l'axe carotidien ;
  • le caractère unilatéral ou bilatéral ;
  • la mise en évidence d'une étiologie classique de l'adulte : un cancer avec prise de contraste d'une tumeur des voies aérodigestives supérieures ;
  • la présence de nodule ou de lésion thyroïdienne.

L'hypertrophie d'un ou de plusieurs ganglions repose sur les critères suivants :

  • un plus petit diamètre transversal (> 10 mm) ;
  • une forme arrondie, avec un rapport grand axe/petit axe < 2.

Certains aspects sont évocateurs de malignité :

  • la présence d'une hypodensité centrale, voire même d'un véritable aspect nécrotique ;
  • les contours du ganglion : réguliers ou irréguliers, avec infiltration de la graisse adjacente.

L'imagerie permet d'éliminer les diagnostics différentiels :

  • hypertrophie des glandes sous-mandibulaires ;
  • kystes cervicaux (en particulier 2e fente) ;
  • tumeur vasculaire ou nerveuse.

Adénopathies cervicales de l'enfant ou de l'adolescent

Généralités

Les polyadénopathies cervicales sont fréquentes chez l'enfant et l'adolescent. L'origine infectieuse est la plus fréquente (toxoplasmose, rubéole, maladie des griffes du chat, mononucléose infectieuse, tuberculose, etc.). Plus rarement, elles peuvent révéler une hémopathie maligne.

Stratégie d'exploration en imagerie

Une imagerie ne sera réalisée qu'en cas de persistance ou en l'absence de contexte infectieux.

L'échographie cervicale est l'examen à réaliser en 1re intention.

Une ponction cytologique à l'aiguille fine est plus rarement réalisée.

La persistance après traitement anti-infectieux doit faire rechercher une hémopathie. Un scanner avec injection de produit de contraste est alors réalisé.

Points clés

  • Une ou plusieurs adénopathies nécrotiques de l'adulte correspondent le plus souvent à une métastase ganglionnaire d'un carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures (nasopharynx, oropharynx, cavité buccale, larynx ou hypopharynx).
  • L'imagerie devra rechercher cette tumeur ; le scanner cervicothoracique avec injection de produit de contraste iodé et la TEP-TDM au FDG sont indiqués associés avec une IRM pour l'analyse de l'oropharynx et du cavum.


sides/ref-trans/imagerie/item_216/start.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)