Wiki-SIDES

Espace des référentiels de spécialités pour SIDES

Outils pour utilisateurs

Outils du site


sides:ref-trans:imagerie:item_239:start



Item 239 (Imagerie) - Goitre, nodules thyroïdiens et cancers thyroïdiens

Item 239 - UE 08 - Goitre, nodules thyroïdiens et cancers thyroïdiens

  • Diagnostic des goitres et nodules thyroïdiens.
  • Argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

Généralités

Le goitre, suspecté cliniquement à la palpation, est confirmé par l'examen échographique et correspond à une augmentation du volume du corps thyroïde. Le volume du corps thyroïde augmente en cas de carence iodée (goitre carentiel), responsable d'une élévation du taux de la TSH (thyroid-stimulating hormone), durant la grossesse et au cours de la puberté. Toutefois, le goitre répond le plus souvent à des causes génétiques mal élucidées, expliquant la prévalence familiale de cette affection, et aux atteintes auto-immunes (maladies de Hashimoto et de Basedow).

Le nodule peut être solitaire, multiple ou se développer au sein d'un goitre. Il se définit comme une tuméfaction cervicale palpable et mobile à la déglutition. La fréquence des nodules est élevée, environ 5 % pour les variétés palpables, mais peut atteindre 10 à 20 % pour les formations de plus faible volume, de diagnostic échographique. On considère comme pathologiques les nodules authentiques de plus de 8 à 10 mm. Toute suspicion de nodule thyroïdien clinique conduit à la prescription d'une échographie Doppler cervicale et d'un dosage de la TSH.

Les principaux risques morbides associés aux goitres sont : l'hyperthyroïdie, souvent modérée mais responsable de troubles rythmiques (arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire) et osseux, la compression ou le déplacement des structures cervicales, responsables de dyspnée (trachée), de dysphagie (œsophage) et de raucité de la voix (compression/étirement du nerf récurrent ou laryngé inférieur).

Les principaux risques morbides associés aux nodules sont : le cancer thyroïdien et l'hyperthyroïdie dans le cas de nodules autonomes hypersécréteurs. Les gros nodules peuvent également être gênants ou douloureux, notamment en cas de saignement interne (hématocèle).

Stratégie d'exploration en imagerie

L'imagerie diagnostique des goitres repose sur l'échographie Doppler et la scintigraphie, en cas de TSH abaissée (< 0,6 mU/L) ou de nodules (> 15 mm) (fig. 1).

Le retentissement œsotrachéal des goitres plongeants est apprécié par un scanner non injecté (l'iode du produit de contraste scanographique est responsable d'un risque d'aggravation d'une hyperthyroïdie) ou par un examen tomoscintigraphique couplé au scanner (TEMP-CT).


Fig. 1 L'échographie inclut une vue transverse (T) et longitudinale (L) des lobes et/ou des nodules, permettant de calculer leur volume.

Elle caractérise leur échostructure. Un schéma figurant l'emplacement des nodules selon les deux axes d'analyse synthétise les données de l'imagerie. D1 : nodule D1, mixte et iso-échogène à la partie supérieure du lobe droit (LD). Le nodule D2, basilobaire droit, présente une calcification en coquille.


Points clés et synthèse


  • L'échographie est l'examen clé du diagnostic.


sides/ref-trans/imagerie/item_239/start.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)