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Item 359 (Imagerie) - Fractures fréquentes de l'adulte et du sujet âgé

Item 359 - UE 11 - Fractures fréquentes de l'adulte et du sujet âgé

  • Diagnostiquer une fracture de l'extrémité supérieure du fémur, en connaître les implications sur l'autonomie du patient.
  • Diagnostiquer une fracture de l'extrémité inférieure du radius.

Fracture de l'extrémité supérieure du fémur

Généralités

Les fractures de l'extrémité supérieure du fémur sont fréquentes, de l'ordre de 50 000 cas par an en France. Chez les sujets âgés, elles sont à l'origine d'une surmortalité de l'ordre de 20 % la 1re année et de 10 % l'année suivante. Les options thérapeutiques doivent tenir compte de la localisation de la fracture, du type de fracture et du terrain. Les fractures cervicales sont les plus fréquentes et distinguées d'après la classification de Garden selon le déplacement de la tête fémorale et l'orientation des travées spongieuses. Elles doivent faire rechercher une ostéoporose sous-jacente chez les personnes les plus âgées ou à risque d'ostéoporose, et elles sont graves (mortalité de 20 à 30 % dans l'année, surtout chez l'homme).

Stratégie d'exploration en imagerie

Les radiographies sont l'examen clé du diagnostic. Les clichés de face et de profil de la hanche sont indispensables mais suffisants pour affirmer le diagnostic de fracture de l'extrémité supérieure du fémur et évaluer les facteurs pronostiques.

Un scanner sera réalisé en cas de doute sur les radiographies ou de fracture complexe, ou en cas d'impotence fonctionnelle majeure empêchant une réalisation de bonne qualité des radiographies.

Enfin, on aura recours à la scintigraphie et l'IRM en cas de doute sur les radiographies ou le scanner.

Sémiologie

Le trait de fracture doit être recherché en suivant mentalement la ligne de la corticale. Une interruption signe la fracture (fig. 1). Parfois, seule la déformation en « champignon » de la tête est identifiable.

Fig. 1 Radiographie de la hanche droite de face montrant une fracture du col fémoral avec bascule de la tête.


La classification de Garden distingue quatre types de fracture de gravité croissante du col fémoral :

  • stade I : fracture incomplète (corticale inférieure du col continue), non déplacée, engrenée en valgus (travées osseuses céphaliques verticalisées par rapport à celle du col) ;
  • stade II : fracture complète (rupture de la corticale inférieure du col), non déplacée. Les travées osseuses sont interrompues mais conservent une orientation normale ;
  • stade III : fracture complète engrenée en varus. Les travées osseuses de la tête sont horizontalisées. Il existe une bascule postérieure et inférieure de la tête fémorale lui donnant un aspect arrondi très caractéristique sur les clichés radiographiques ;
  • stade IV : fracture complète en varus avec désolidarisation des fragments. La tête fémorale, complètement séparée du col fémoral, est en position neutre dans la cavité acétabulaire (travées osseuses céphaliques conservant leur orientation normale).

Attention : une douleur de hanche avec radiographie standard normale chez une patiente ostéoporotique ou à risque d'ostéoporose doit faire penser à une fissure osseuse. Le diagnostic est scintigraphique, ou IRM. Passer à côté du diagnostic expose la patiente à une fracture qui risque de se compléter.

Fracture de l'extrémité inférieure du radius

Généralités

La forme la plus fréquente des fractures de l'extrémité inférieure du radius est la fracture de Pouteau-Colles après une chute sur la paume de la main en compression-hyperextension. La fracture est sus-articulaire avec une bascule postérieure du fragment distal du radius, responsable de la déformation « en dos de fourchette ».

Dans la fracture de Goyrand-Smith, le traumatisme est une chute sur le dos de la main avec un déplacement inverse du fragment distal du radius.

Stratégie d'exploration en imagerie

L'examen clé du diagnostic est représenté par les radiographies de face et profil, éventuellement les incidences obliques pour rechercher un fragment osseux ou préciser un déplacement.

Des radiographies de contrôle sont réalisées juste après la réduction.

Sémiologie

Fracture de Pouteau-colles (fig. 2) :

  • fracture sus- ou extra-articulaire, à distance de l'interligne radiocarpien ;
  • bascule postérieure du fragment distal ;
  • horizontalisation de la ligne bistyloïdienne.

Fig. 2 Fracture de Pouteau-Colles : radiographie de face (A) et de profil (B) du poignet droit.

Fracture extra-articulaire de l'extrémité distale du radius avec horizontalisation de la surface articulaire et bascule postérieure de l'extrémité distale.

sides/ref-trans/imagerie/item_359/start.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)