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Item 360 (Imagerie) - Fractures chez l'enfant

Item 360 - UE 11 - Fractures chez l'enfant : particularités épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques

  • Connaître le diagnostic, les complications et les principes du traitement des fractures de l'enfant.
  • Connaître les caractères spécifiques et les complications des fractures du coude et de la cheville de l'enfant et de l'adolescent.

Généralités

Les fractures sont fréquentes en pédiatrie, surtout au niveau des membres.

Leur particularité tient aux formes diaphysaires incomplètes (fig. 1A-D) et aux formes intéressant le cartilage de croissance classées selon la classification de Salter et Harris (fig. 2).

Fig. 1 Fracture en motte de beurre (A), en bois vert (B), spiroïde (C), en bois vert sur le tibia, incurvation traumatique sur la fibula (D).


Fig. 2 Classification de Salter et Harris des fractures épiphyso-physo-métaphysaires.


Stratégie d'exploration en imagerie et sémiologie

Deux incidences orthogonales sont indispensables.

Dans la classification de Salter et Harris (voir fig. 2), le trait de fracture part toujours du cartilage de croissance. Cette classification a valeur pronostique surtout au membre supérieur. Plus le stade est élevé, plus le risque de fermeture prématurée du cartilage (épiphysiodèse) est important. Plus l'enfant est jeune, plus cette fermeture du cartilage pourra induire des répercussions orthopédiques (raccourcissement, angulation).

Les fractures diaphysaires incomplètes sont de bon pronostic.

Les clichés radiographiques comparatifs controlatéraux sont inutiles.

En cas de normalité des radiographies et d'un contexte évocateur, la scintigraphie osseuse (hyperhémie osseuse et hyperfixation tardive) (fig. 3) ou de nouveaux clichés effectués une semaine après les premiers (recherche de signe de consolidation, appositions périostées) peuvent être effectués pour étayer le diagnostic.

Le recours au scanner ou à l'IRM n'est utile qu'en cas de fracture complexe après avis spécialisé.

Fig. 3 Scintigraphie osseuse d'une fille de 15 mois adressée pour refus de la marche.

La radiographie du tibia était normale. Au temps précoce, 10 minutes après l'injection du radiopharmaceutique (A), on observe une hyperhémie de la jambe droite, et au temps osseux (B), une hyperfixation étendue du tibia droit. Cet aspect scintigraphique correspond à une fracture en cheveu, dont le mécanisme habituel est une torsion osseuse sans atteinte du périoste.

sides/ref-trans/imagerie/item_360/start.txt · Dernière modification: 30/04/2018 13:55 (modification externe)